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Abdesslam Tarmoun éliminé en Libye

Le chef du groupe armé Mouvement des Fils du Sud pour la Justice a été tué dans la nuit du 8 au 9 dernier dans une embuscade qui a été tendu à son convoi par des inconnus dans la région de l’oasis de Sehbha dans le Sud-Ouest Libyen.

Abdesslam Tarmoun fondateur du MSJ en 2004 avec les frères Bencheneb avait succédé à Youcef Bencheneb comme chef du groupe après que ce dernier ait été tué lors de l’assaut des services de sécurité sur le complexe gazier de In Amenas en janvier 2013.

Le groupe MSJ a été créé en 2004 et a activé principalement dans le Grand Sud Algérien et au Sahel, en ciblant les forces de sécurité et les installation économiques et énergétiques. Sa première action a eu lieu en 2007 avec l’attaque d’une installation de la compagnie pétrolière Sonatrach à In Amenas en octobre, puis en novembre 2007 le mitraillage d’avions militaires stationnés à l’aéroport de Djanet.

S’ensuivra plusieurs actions solitaires ou conjointes avec les différents groupes qui écumaient la région (AQMI, Moulathamoun, Signataires par le Sang…). En juillet 2012, c’est un kamikaze du groupe qui se fera exploser à l’entrée du siège du commandement de la Gendarmerie de la 4 eme région à Ouargla. Le MSJ qui intégrera le groupe des signataires par le sang un rôle important dans l’attaque de Tiguentourine en fournissant au groupe de Mokhtar Belmokhtar des renseignements de l’intérieur du complexe et sur le déploiement des services de sécurité. Le chef du MSJ de l’époque avait même dirigé l’opération.

Cette noce avec le groupe de Belmokhtar durera jusqu’à la mi 2013 avant que Tarmoun n’annonce sa décision de s’en séparer. Le MSJ qui activait principalement dans ses fiefs qui sont la région de Ouargla et l’axe Djanet-Illizi, a beaucoup souffert à partir de 2013 du déploiement massif de l’armée dans les zones frontalières et a vu sa capacité de manœuvre se réduire grandement, ce qui a poussé son chef à accepter d’entrer en négociations avec les autorités algériennes qui grâce aux réseaux du Premier Ministre de l’époque Abdelmalek Sellal et les notables de la région d’Illizi avaient réussi à convaincre Tarmoun de déposer les armes. Ces négociations avaient connu leur apogée en juillet 2014, avant que Tarmoun ne se rétracte et s’enfuie avec son groupe en Libye, dans l’axe Ghadames Ghat Oubari.

La mort de Abdeslam Tarmoun va probablement précipiter la fin de ce groupe terroriste qui était en perte de vitesse.

 

 

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